DESCRIPTION DU TOGO L'AFRIQUE/LE TOGO Décalage horaire (par rapport à Paris) - en été : 2 heures de moins. - en hiver : 1 heure de moins 1) Situation a) Présentation générale Situé en Afrique de
l’ouest, entre le Bénin et le Ghana, Sa frontière nord borde le Burkina Faso, le Togo est un pays de 56.600 km2. L’Atakora, massif montagneux qui s’étend sur 850 km depuis Accra jusqu’au fleuve
Niger, traverse le Togo du sud-ouest au nord-est en culminant à 986 mètres (mont Agou). Entre deux rebords plus élevés, l’Atakora enserre une zone de plateaux fertiles et abrités : au sud, le
massif des Fétiches avec les plateaux du Kloto, de Danyi, d’Akposso ; au centre, le Malfakassa et le Fazao qui dominent la plaine par une falaise abrupte de près de 500 mètres ; au nord les arêtes
rocheuses de Défalé et des monts Kabyè. Au sud-est de l’Atakora se situe la plaine orientale que borde, le long de la mer, le faible relief de la "terre de barre", séparé de la mer par les lagunes
et une étroite bande côtière. Au nord, à proximité du 10ème parallèle, s’étend la vaste plaine de l’Oti où débute la savane, d’abord relativement boisée, puis herbeuse et sèche en allant vers le
nord. b) Liaisons avec la France 6000 km séparent le Togo de la France 2) Population La population togolaise est d’environ 6.000.000. Etant donné le taux d’accroissement de la population togolaise,
les prévisions annoncent un doublement de la population dans 25 ans. La croissance de la population urbaine togolaise (4,2% par an) devrait s’accélérer dans les prochaines années et posera des
problèmes en termes d’accès aux soins et à l’éducation. La pyramide des âges présente une base très large. Plus de 44% des togolais ont moins de 15 ans ; bien que le taux de mortalité infantile
reste élevé (83,1 pour mille). L’analphabétisme touche 25,5% des hommes et 59,2% des femmes. L’indice de développement humain (IDH) est faible (0,489) mais reste conforme à la situation rencontrée
par les pays de la région du Golfe de Guinée. 3) Villes principales a) Lomé Lomé est située au sud-ouest du Togo sur le golfe de Guinée. C’est la capitale administrative du pays depuis 1897.
Démographiquement et économiquement, c’est aussi la principale ville du Togo. Sa fonction de nœud de communication, elle voit transiter la majeure partie du commerce du Togo, s’ajoute à la
prépondérance commerciale et industrielle qu’elle a obtenue vis à vis des autres villes qui maillent le territoire. Lomé a connu ces dernières années une urbanisation incontrôlée : les trottoirs et
les rues du centre sont envahis par les marchands et la périphérie de la ville s’étend sans véritable plan directeur. b) Sokodé Sokodé est une ville de 70.000 habitants. Elle se situe au centre du
Togo, entre les cours d’eau du Mo et du Mono. C’est un pôle commercial important pour les régions agricoles des environs. c) Autres villes Kara : 47.000 habitants, Atakpamé : 42.500 habitants,
Kpalimé : 38.500 habitants, Dapaong : 30.000 habitants La société togolaise est multiethnique. Près de 37 ethnies se répartissent sur le territoire. La plus importante démographiquement, les Ewé,
se localise principalement au centre et sur le littoral. 4) Climat On distingue au Togo deux types de climat. Au nord, un climat subsaharien qui fait alterner une saison de pluies (de mai à
octobre) et une saison sèche le reste de l’année. Au sud, un climat subéquatorial plus doux où se succèdent deux saisons des pluies. La première s’étend de mars à juillet, la seconde de septembre à
octobre, avec des précipitations maximales en juin. Malgré cette diversité, le climat reste doux au Togo. La température moyenne sur l’ensemble de l’année s’établit à 26°C. Les plus fortes chaleurs
(30-34°C) se font sentir en février, mars et avril. Le relief détermine une pluviométrie très particulière allant de 0,80 m sur la côte à 1,60 m sur les montagnes (1700 m). Pendant la saison
humide, le degré hygrométrique moyen est de 80 à 90 % dans la zone sud. Le Togo, le pays du côté de la colline Le nom Togo viendrait de l’ÉWÉ l’une des langues officielles du pays "Togo" pour dire
: du côté de la colline. A l’arrivée de l’explorateur allemand Natchigal le 4 Juillet 1884, il devrait rencontrer le roi MLAPA de Togoville afin de signer le 5 Juillet 1884, le traité de
protectorat. A sa naissance, "le Togo allemand" avait une superficie de 90.400 Km2 et englobait la volta qui se trouve actuellement au Ghana. Suite à la Première Guerre Mondiale, le pays fut divisé
en deux territoires : le Togo occidental, avec 33 900 Km² administré par la Grande–Bretagne et le Togo oriental d’une superficie de 56 600 Km, placé sous mandat français. Seule la partie orientale
constitue l’actuelle République Togolaise. Le Togo, pays de culture et de traditions, au passés dont les vestiges sont encore pleinement visibles aujourd’hui, constitue le sourire de l’Afrique où
se retrouve encore de nos jours les cultes animistes incarnés par les nombreuses couvents fétichistes de Glidji, les Legbas, et gardiens féticheurs, Le marché des féticheurs à Akodessewa, unique en
son genre, et la grande fête de la prise de le pierre sacrée qui se tient le 1er ou le 2e jeudi de septembre. Quatre jours de festivités grandioses, cérémonies et danses, les empreintes d'une
grande ferveur. Sur un fonds de culture et de festivités, un patrimoine riche et très diversifié exposant l’extrême beauté des folklores que chaque région offre lors de grandes manifestations, de
spectaculaires démonstrations de chants et danses que la pratique d’une tradition séculaire a su garder à l’abri de toute dégradation. Dans ses mœurs et coutumes, dans ses chants et danses, dans
ses contes et rythmes musicaux, le Togo est, sans nul doute, une véritable mine de valeurs culturelles authentiques. Découvertes Le paysage koutammakou, patrimoine mondial de l’UNESCO Situé à une
cinquantaine de kilomètres au nord de Kara, le paysage Koutammakou est un site reflétant toute la richesse et le caractère exceptionnel des peuples et des traditions du Togo. Un site exceptionnel
tant pour le caractère authentique des populations locales que pour leur habitat traditionnel : les takienta. Le site s’étendant par-delà la frontière jusqu’au Bénin, et abrite les Batammariba dont
les remarquables maisons à tourelles en terre sont devenues un symbole du Togo. Sur la route de Kara, la traversé de la fameuse faille d’Aledjo est incontournable. La région des paysans de pierres
constitue la deuxième ville du pays. Les kabyés sont de remarquables cultivateurs, même dans le désert d’où leur vient le nom de « paysan de pierre ». La région est riche en patrimoine culturel et
touristique comme en attestent les nombreuses fêtes traditionnelles dont les luttes Evala qui se déroulent chaque année en juillet. A L'Ouest se situent Bassar et Bandjéli, réputé pour le travail
et l'extraction du fer ; au Sud on découvrira Bafilo et ses tisserands traditionnels. Enfin, la région est celle des réserves et parcs naturels qui couvrent la plus grande partie du territoire : le
Parc national de la Keran, la réserve d'Aledjo, la réserve de l'Oti et enfin le parc animalier de sarakawa. Le Parc national de la Kéran se prolonge jusqu'à la préfecture de l'Oti. Le parc est en
réalité aménagé en parc national (109 240 ha) et en réserve de chasse (54 000 ha) qui recèle une potentialité faunique riche et variée : troupeaux d'éléphants, buffles, antilopes, avifaune bien
représentée (pintades, francolins, poules de rochers, oiseaux de tous genres), primates, sans oublier les rivières Kéran et Koumongou avec leurs bancs de poissons. , la cascade de Niamtougou qui
mérite le détour. Parmi les fêtes traditionnelles de la région, Habye la fête religieuse des Kabyé de la Kozah retient l’attention. Habye est une danse de démonstration magique où l'occasion est
donnée de démontrer la force occulte des sorciers. Elle offre aux seuls initiés, l'opportunité de se prouver mutuellement une maîtrise des forces de la nature. Elle a lieu tous les 5 ans au mois de
novembre. Elle est aussi triennale dans certains cantons de la Kozah. La Maison des esclaves - Woold Home - Le puit des enchaînés A une demi-heure en voiture de Lomé, se trouve Agbodrafo, une
ancienne cité portugaise (auparavant Porto Seguro) qui est à présent une tranquille petite ville entre le lac Togo et l’ocean. La ville d'Agbodrafo a été reconnue comme faisant partie de la "Côte
des esclaves". "Woold Homé", d’après l’appellation locale, est la maison de Woold, commerçant et négrier anglais. Cette maison est construite peu après l’installation à Agbodrafo en 1835 d’une
fraction du clan Adjigo chassée d’Aného et conduite par le Chef Assiakoley. Habitués à la pratique de l’esclavage sur les côtes d’Aného, le chef et ses notables ne pouvaient abandonner ce commerce
juteux malgré les injonctions des puissances occidentales et la surveillance des croisières antiesclavagistes dans le Golfe du Bénin. Le chef Assiakoley usa de subterfuge et fit construire ce
bâtiment de 21,6 mètres de long et de 9,95 mètres de large, composé de six chambres, d’un salon, des couloirs de 1,5 mètre de large et une cave de 1,50 mètre de hauteur sur tout le pourtour de
l’édifice. Il affecta les chambres chichement aménagées à l’hébergement des négriers, et la cave, à l’état nature, au casernement des esclaves. Dans cette cave, il était impossible de se mettre
debout. L’esclave restait assis, accroupi ou couché dans une moiteur indescriptible. Situé à une altitude de 10 mètres et à trois kilomètres de l’Océan atlantique, elle a accueilli des milliers de
captifs provenant des localités réparties aujourd’hui entre le Togo, le Bénin, le Ghana, le Burkina Faso, le Niger et le Nigéria. Toutes ces victimes transitèrent par la cave de Woold Homé et
Gatovoudo, un puits dénommé "puits des enchaînés " où les esclaves prenaient leur ultime bain "de purification " en terre africaine avant leur embarquement vers les Amériques. Aného A 50 km de
Lomé, première capitale du Togo, Aného est pleine de souvenirs. Le charme désuet de ses maisons coloniales, construites entre la lagune et la mer rappelle la période prospère du commerce des
esclaves et de l'ivoire. Aného est le centre spirituel du peuple Guin-Mina où est célébré Epe Ekpé, la fête historique des Guins. C'est sans doute l’une des cérémonies les plus importantes de toute
l'Afrique de l'Ouest. Propre aux Guins venus du Ghana au 17ème siècle pour s'installer dans la région des lacs en 1663, Epe-Ekpe est l'occasion de la prise de la pierre sacrée (Kpessosso) qui
demeure le noyau autour duquel tournent toutes les manifestations. Cette fête marque le début de l'année de l'ethnie Guin. Elle n'a pas de date fixe mais est généralement célébrée au mois de
septembre de chaque année et quelques rares fois au mois d'août à Glidji Kpodji. Jadis centre de la traite des Noirs, Aného fut le premier centre de l'administration allemande. Plus tard, elle
devint la première capitale du territoire. De nos jours, Aného conserve l'âme d'une petite ville coloniale du 19ème siècle. C'est une cité paisible de pêcheurs et d'agriculteurs, un centre agricole
réputé pour sa production de manioc, une culture vivrière importante. Aného regorge de bâtiments dont l'architecture est caractéristique de la période coloniale sans oublier son embouchure. La
vallée du Mono, près de la frontière du Bénin abrite une vie sauvage exotique où des hippopotames paressent dans les trous d'eau profonds de la rivière. Ces derniers sont encore plus nombreux dans
la grande fosse de Tokpli. La région est aussi caractérisée par des fêtes traditionnelles et événements culturels réputés. Le festival des divinités noires Trop de clichés et trop de raccourcis sur
le vodou, la religion prédominante du continent noir. Tantôt elle est assimilée à la sorcellerie, tantôt elle est réduite à des rites barbares. Le temps est venu de casser le mythe des poupées
pleines d'épingles, de freiner toutes ces persécutions, tous ces préjugés et de dire la vérité sur le culte du vodou. Tels sont les paroles et la pensée de ce festival qui éprouve le besoin
d'affirmer et d'assumer cette culture, cette identité. Le vodou était la religion des esclaves révoltés en Haïti, un rythme extraordinaire, une musique qui chante et crie la révolte et qui fait
redécouvrir à ses fils leurs propres racines. La religion vodou compte environ 80 millions d'adeptes dans le monde. Ils sont originaires de Saint-Domingue, de Cuba, du Brésil, de la Louisiane, du
Bénin, du Togo, du Nigeria, du Cameroun et d'Haïti. La 1ère édition organisée à Aného, la ville détentrice privilégiée des clés du monde vodou, les 12, 13 et 14 octobre 2006, fut un immense succès
: 20 000 spectateurs et participants, 150 couvents venus du Bénin, du Ghana et du Togo, une présence et un intérêt remarqués des médias togolais et internationaux, un soutien motivant de
partenaires privilégiés sans oublier la traversée du lac par Kélégbeto. Kpalimé Situé au cœur de la région des plateaux et pays Ewé, Kpalimé est à 120 km au nord ouest de Lomé. Les paysages des
environs sont considérés comme les plus beaux de tout le pays. Ils fournissent aussi plus de 80% de la production nationale de café et de cacao. Le Campement de Kouma Konda: Ancien hôpital allemand
avant la guerre 14 - 18 demeure un site très agréable. Kpalimé est également le plus important centre artisanal du pays où se sont installés un très grand nombre d'artistes et artisans: sculpteurs
sur bois, batikers, potiers, tisserands, calebassiers,... La région de Kpalimé est réputée pour son cadre naturel et sa végétation de toute beauté, c'est le paradis vert du Togo. On se prête
aisément à l’écotourisme. De nombreuses randonnées pédestres sont proposées à la découverte de la faune et de la flore tropicale. Kpalimé propose quelques unes des plus jolies forêts du Togo où
foisonnent toutes sortes d'essences de bois tropicaux tels que les tecks, les acajous et les irokos. Le paysage reste toujours vert même pendant la saison sèche. La région est également riche en
cascades naturelles où les visiteurs pourront se rafraîchir et se baigner entourés d'une végétation luxuriante. Parmi elles, La cascade d'Aklowa : A 11 km de Badou, cette magnifique cascade, haute
de 35 m, descend à la verticale d'une source au cheminement souterrain. Son accès pour l'instant est réservé aux plus sportifs car il faut presque quarante minutes d'escalade pour se tremper dans
ses eaux dont il parait posséder de précieuses vertus thérapeutiques. La Cascade d'Ayomé au sud d'Atakpamé, très agréable, au milieu des plantations de cacao, les cascades de Tomegbe, Wome, ou
encore celle de Kpimé valent réellement le détour. L’une des fêtes traditionnelles de la région, la fête des moissons des Ewé d'Agou est appelée Gbagba-Za. C'est une manifestation
culturo-religieuse des Ewé d'Agou. Plusieurs divinités gravitent autour de cette manifestation dont la déesse Gbagba constitue l'une des pièces maîtresses. Il en est de même pour Apetofia, l'une
des divinités vénérées des forêts, des plaines et des montagnes d'Agou. Elle sort une fois l'an sous l'apparence d'un véritable fauve en grande parade pour rendre visite aux siens. La fête Gbagba
donne le ton à la consommation de la nouvelle igname et est célébrée le 1er samedi du mois d'août au chef lieu de la préfecture. Togoville Togoville, le petit village qui a donné son nom à tout le
pays, est la localité dont le chef traditionnel M'Lapa signa le 5 juillet 1884 avec l'émissaire allemand, le Dr. G. Nachtigal, le traité de protectorat allemand. Ce gros village est situé sur la
rive Nord du lac Togo, de l'autre côté de la lagune et semble éventré sur les flancs d'une colline en terre rouge. C'est de cette ville que de nombreux esclaves adeptes du culte du vaudou ont été
emmenés en Haïti. Togoville est également célèbre en tant que centre des pratiques religieuses animistes. Les dévots arrivent de tout le sud du Togo pour étudier et pratiquer leur religion. On voit
des fétiches et des sculptures en bois devant beaucoup de maisons. Les pratiques et croyances animistes sont encore profondément ancrées dans la vie quotidienne des populations locales. Il existe
des fétiches pour chacun des quartiers de Togoville. Des sacrifices sont offerts à ces vodou. Il n'est pas rare également de voir des femmes entrer en transe ou de rencontrer les prêtres vodousi.
La prêtresse la plus respectée est ‘’MAMA KPONOU’’. Aux abords du lac Togo se trouve la forêt sacrée où le Pape a rendu visite aux prêtres fétichistes en 1985. De même, la mission catholique un
endroit vénéré par les catholiques, on y voit la barque qu'utilisa la vierge Marie pour faire une apparition en 1973 (endroit visité par le pape Jean Paul II en 1985). On compte beaucoup de
couvents dans cette localité. Deux célèbres marchés caractérisent la région : le marché de troc qui se tient tous les mercredis à Togoville : on y échange les produits de la terre contre ceux de la
mer. Et le marché de Vogan, qui est un lieu de rencontre avec la culture animiste et vodou tous les mardis et vendredis Données géographiques et démographiques • Nom officiel : République du Togo •
Superficie : 56 785 km² • Population : 6 millions d’habitants (2004, PNUD) • Capitale : Lomé • Villes principales : Sokodé, Kara, Kpalimé, Atakpamé • Langue officielle : Français • Monnaie : Franc
CFA (100 FCFA = 0,15 euro) • Fête nationale : 27 avril (proclamation de l’indépendance en 1960) • Croissance démographique : 2,5% par an (2004, PNUD) • Espérance de vie : 54,5 ans (2004, PNUD) •
Taux d’alphabétisation : 53,2% (2004, PNUD) • Religion(s) : Animisme (50%), christianisme (30%), islam (20%) • Indice de développement humain : 0,495 / 147ème sur 177 pays (2006, PNUD) Données
économiques • PIB : 2,2 milliards de dollars (2006, BM) • PIB par habitant : 350 dollars (2006, EIU) • Taux de croissance : 2% (2006, DGTPE) • Taux de chômage : • Taux d’inflation : 2,2% (2006,
DGTPE) • Solde budgétaire : -1% du PIB (2006, DGTPE) • Balance commerciale : - 252 millions d’Euros (2006, DGTPE) • Principaux clients : Ghana, Burkina, Bénin (2006, DGTPE) • Principaux
fournisseurs : France, Chine, Inde (2006, DGTPE) • Part des secteurs d’activités dans le PIB : 1. Primaire : 43% ; 2. Secondaire : 22 % ; 3. Tertiaire : 35% (2004, Banque de France) • Exportations
de la France vers le Togo : 167 millions d’Euros (2006, DGTPE) • Importations françaises du Togo : 13 millions d’Euros (2006, DGTPE) • Stock d’IDE : 508 millions d’Euros, dont 114 d’IDE français
(2005, DGTPE) • Consulat de France : Lomé • Communauté française au Togo : 2.700 personnes immatriculées en 2006 • Communauté togolaise en France : 9 000 au 1er janvier 2007 La faune et la flore La
mangrove occupe le pourtour des lagunes et les parties marécageuses du littoral infiltrées par l’eau de mer. Quelques parcelles de forêt primaire subsistent au sud-ouest dans le massif
spectaculaire de l’Avatimé à la frontière du Ghana. Ici, la forêt a été exploitée par les Allemands, qui ont aménagé des plantations de cacao. Jusqu’aux monts du Togo, au centre, cette ancienne
zone forestière, devenue zone de colonisation pour les populations du Nord reconverties dans la culture du café ou du cacao, a été reboisée de tecks, arbre d’origine asiatique à la pousse rapide,
utilisé dans la fabrication de mobilier. La savane arborée ou la forêt claire couvre les plateaux et la partie septentrionale où la savane s’élargit avec des baobabs, des rôniers, des fromagers et
des kapokiers. Des forêts-galeries plus ou moins denses bordent le cours des rivières. Le petit gibier et les oiseaux abondent, notamment l’agouti qui vit dans le Sud. Crocodiles et hippopotames
peuplent les rivières. Quant aux grands mammifères (buffles, antilopes et lions), ils occupent essentiellement les savanes du Nord (parc de la Kéran). On trouve également de nombreuses variétés de
serpents et de singes. Démographie Le Togo est habité par une mosaïque de peuples appartenant à des souches différentes et comporte une quarantaine d'ethnies. Plusieurs peuples africains y ont
trouvé refuge à cause des guerres entre les royaumes. Les Ewé et des groupes apparentés, Ouatchi et Adja (qui représentent près de la moitié de la population), et des petits groupes côtiers :
Ahoulan et Peda (des pêcheurs), Mina et Guin (des commerçants) originaires du Ghana ; au nord, les Kabiyè dominant, les Bassari qui vivent sur le plateau Bassari, au nord des monts du Togo et sont
réputés pour leur connaissance de la métallurgie du fer. Ils ont pour voisins les Konkomba qui dominent une richesse au patrimoine culturel togolais par leurs admirables architectures. Dans
l’extrême-Nord, les Tamberma comptent parmi les plus anciennes populations du pays ; ils vivent dans des maisons fortifiées, souvenirs des razzias et des migrations d’avant la colonisation. Comme
au Bénin, on trouve sur la côte des descendants d’anciens esclaves revenus du Brésil et portant des noms portugais. • les éléments venus de l’Ouest Ghana : les guins, les mina et les Tchokossi qui
sont originaire du Pays Baoulé en Côte d’Ivoire. Les guins et les mina peuplent Aného et les Tchoskossi Mango • les éléments venus du Nord : Les Kotokoli, les gourmantché, les Kabyè, les gangan.
Ils peuplent respectivement Sokodé, Sinkassé, Kara, Dapaong. Il y 40 ethnies au Togo regroupé en trois grands groupes : • Les éléments venus de l’Est (le Royaume du Bénin qui est l’actuel Nigeria
les Adja • Ewé 40% peuplent actuellement Notsè et Tsévié • Les Kabyè –tem 35% • Les para gourma 35%. La population togolaise tout comme les autres Etat africain est extrêmement jeune. Les jeunes
dont l’âge est compris entre 0 et 14 ans occupent 50% de la population. Cette jeunesse demande beaucoup d’investissement pour son avenir : la scolarisation, la santé, la formation professionnelle,
emploie. Langues et religions Le français, langue officielle, est utilisé dans l’administration et dans le commerce. L’éwé et le kabyè, les deux principales langues nationales, sont enseignés à
l’école, avec le français. Plus de la moitié de la population adhère aux croyances traditionnelles, qui imprègnent toujours les religions monothéistes (26 p. 100 de catholiques, 9 p. 100 de
protestants, et 20 p. 100 de musulmans, principalement dans le Nord), les cultes syncrétiques sont nombreux sur la côte.